Importantes démissions politiques en Europe

14 février 2020

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Les marchés mondiaux ont enregistré un solide rebond la semaine dernière, atteignant de nouveaux sommets en début de semaine alors que les craintes liées à l’impact mondial du coronavirus se dissipaient. Cependant, les inquiétudes concernant l’impact du virus ont refait surface sur les marchés boursiers après le signalement par la Chine d’une augmentation du nombre de cas. Cette situation souligne la fragilité de l’appétit pour le risque, qui repose jusqu’à présent sur deux hypothèses : l’épidémie chinoise de COVID-19 – le nouveau nom donné cette semaine au coronavirus par l’Organisation mondiale de la santé – sera bientôt maîtrisée et le choc économique induit sera temporaire et compensé par un tsunami d’efforts de relance. Le nombre des victimes a franchi la barre des 1 000 décès, majoritairement en Chine.

L’absence de signes précurseurs positifs pour l’industrie manufacturière de la zone euro à la fin 2019 a été confirmée, la production industrielle allemande ayant chuté de 6,8% en glissement annuel en décembre, soit la plus forte baisse depuis novembre 2009. En France, la production industrielle s’est contractée de 3% sur un an en décembre, ce qui correspond à la plus forte baisse depuis 2014. En conséquence, l’euro a chuté à son plus bas niveau depuis octobre 2019, subissant en outre la pression liée aux négociations commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE.

En Allemagne, la course à la succession d’Angela Merkel est lancée : Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK), considérée comme son héritière présumée, a retiré sa candidature à la chancellerie pour les prochaines élections et devrait abandonner la direction de l’Union chrétienne-démocrate. À ce stade, les principaux candidats à la succession sont probablement Armin Laschet (un candidat centriste fidèle à Merkel), Jens Spahn (ministre de la Santé), Friedrich Merz (précédemment battu par AKK) et Markus Soder.

Au Royaume-Uni, l’incertitude politique a pesé sur les investissements des entreprises, les dépenses de consommation et l’industrie manufacturière, les données indiquant une stagnation de l’économie britannique au dernier trimestre 2019, malgré un rebond au mois de décembre. En rythme trimestriel, la croissance du PIB a été nulle au cours du dernier trimestre.

En outre, le ministre britannique des Finances, Sajid Javid, a démissionné à la suite du remaniement ministériel opéré par le Premier ministre Boris Johnson dans le sillage du Brexit. M. Javid devait présenter son premier budget dans quatre semaines. Il sera remplacé par Rishi Sunak, encore ministre junior en charge du logement il y a sept mois.

De l’autre côté de l’Atlantique, la lutte pour désigner le candidat démocrate à la présidence s’est poursuivie lors des primaires du New Hampshire. Menacé par le candidat modéré Pete Buttigieg, Bernie Sanders a remporté une victoire serrée.

Aux États-Unis, 70% des entreprises du S&P 500 ont communiqué leurs résultats du quatrième trimestre, et 75% d’entre elles ont battu les estimations des analystes. En glissement annuel, la croissance des bénéfices atteint +2% au quatrième trimestre. En Europe, nous sommes à mi-chemin dans la saison des résultats et 64% des entreprises du Stoxx 600 ont annoncé des résultats supérieurs aux attentes. Stable jusqu’à présent en Europe, la croissance annuelle des bénéfices reste principalement freinée par les titres liés à l’industrie et aux matières premières.

14 février 2020

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